Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 19:10
Une petite info très pratique pour pouvoir envisager des investissements sur divers projetts, qui ne seront peut-être pas en rapport avec la musique d'ailleurs. Mais la musique aspire à une certaine créativité et l'esprit doit être dégagé de toute contrainte surtout du côté financier. Les artistes ne sont pas tous les plus favorisés financièrement et voici pourquoi il est important de ne pas passer à côté de certains avantages. Une nouvelle loi permet à présent de pouvoir faire des projets d'emprunts et de garantir ses revenus. Il semble que ce soit une question intéressante ! Les budgets dont disposent certains musiciens ne leur permettent pas de se passer d'un crédit pour s'installer, il faut savoir qu'aujourd'hui il existe des assurances crédit qui aident à ne pas se retrouver en difficulté en cas de baisse de revenu.
Par Andréa
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 22:18
Art du temps par la démarche même qui la constitue, la musique se distingue des arts plastiques, dont les œuvres se déploient et subsistent dans l’espace uniquement. Au sens strict, elle n’existe, en effet, que pendant la durée de son exécution. De même, et de ce fait, la perception de la musique dépend de la mémoire, qui unifie en une forme perceptible la succession des sons sans cesse s’évanouissant dans leur devenir éphémère, leur donnant une structure seulement mentale.
Parce qu’elle est un art du temps, la musique est étroitement liée à la répétition. Répéter reste un phénomène essentiel; qui permet de produire ses effets sur la mèmoire, et d’engendrer le plaisir esthétique qui lui est propre. Par exemple, la variation est une forme de répétition, mais aussi le renversement, la récurrence, l‘imitation...

La musique est, d’une manière privilégiée, art de l’homme, de ce qu’elle peut trouver dans son corps même les organes fondamentaux de son être et de son devenir. Le mot grec organon, qui signifie «instrument», a donné les termes français « organe» (du corps) et «orgue» (le plus complexe des instruments)

La musique commence avec le chant. Tout l’essentiel de la musique est là. La voix humaine est l’instrument de musique premier, dont dérivent tous les autres par imitation et prolongement de ce que peut faire notre corps.
Un artiste véritable fait corps avec son instrument, ce qui souligne l’unité primaire entre musique vocale et musique instrumentale, dont l’opposition est seconde.

Les instruments prolongent et amplifient cette musique première qu’est le chant, sans lui ajouter rien de substantiellement nouveau. Aucun art plastique, la danse exceptée, ne partage ce caractère d’union au corps humain, autant que l’art musical. Il n’est pas interdit de penser que la danse elle-même s’y associe en grande partie dans la mesure de sa dépendance avec lui.
La musique, l’étymologie nous le dit, est par excellence l’art des Muses. Tout art n’est tel que par analogie avec la musique. Si la muse est cette voix qui inspire tout artiste, tout art est chant.
Aucune civilisation connue, du néolithique à nos jours, n’a ignoré la musique. Aux origines mythiques de la musique en Grèce, poésie et musique ne faisaient qu’un. Apollon est le dieu des Muses, et Orphée, poète musicien, chante ses poèmes en s’accompagnant sur la lyre. La tradition orphique évoque le «charme » musical, avec ce qu’il a de mélodique, de mélodieux ou d’envoûtant. Le carmen latin traduit aussi bien le charme du magicien que le chant du musicien, et l’incantatio conduit l’homme jusqu’au royaume «enchanté» de l’extase esthétique, comme par « enchantement »...

Grande est la puissance de la musique sur l’esprit de l’homme, grâce surtout à ses deux constituants majeurs, la mélodie et le rythme.
« La mélodie est l’essence de la musique» (Mozart).
Ce que le langage courant appelle de ce nom, surtout depuis le XIXe siècle, équivaut à peu près au lied ou à la romance. Plus fondamentalement, tout ce par quoi la musique «chante », module, émeut et touche les fibres de l’auditeur. La mélodie, c’est le melos, qui échappe à l’analyse quantitative et au langage conceptuel.

Par la mélodie disons par le mélodique —, la musique répugne au nombre dans ce qu’il a de mesurable et de rationnalisant (le mélodique, c’est le nombre irrationnel); elle obéit à une logique du sentiment et de l’affect, de l’ineffable et de l’indescriptible. C’est la mélodie qui est fille de la Muse. La mélodie, c’est ce que le compositeur entend mais qu’il ne peut apprendre; la Muse seule «chante» la mélodie à l’esprit du musicien.
Il existe des traités de rythme, de fugue, de contrepoint, d’harmonie, d’orchestration... mais non de mélodie. Dans une formule à première vue énigmatique, Arthur Lourié note avec justesse «la mélodie est une suite de sons où se perd la fonction de l’intervalle ». Car l’intervalle est mesurable, et la mélodie au-delà de la mesure.

Le rythme, en revanche, se laisse facilement analyser en ses éléments. Il en va de même pour les autres techniques, harmoniques, contrapuntiques, orchestrales... En un mot, ce qui engendre des formes définies dépend des règles d’un «langage» particulier et relève d’une science, puis d’un enseignement, enfin d’un savoir pratique. Seule la mélodie (le mélodique), à savoir la musicalité, comme fruit de la vertu secrète du génie, échappe à la science.
La musique, en raison des formes dans lesquelles elle s’inscrit au cours de son histoire, est une science et une technique. Aussi la musicologie est-elle un savoir qui progresse de jour en jour; elle utilise à son service nombre de sciences annexes, telles qu’histoire, ethnologie, organologie, philologie, acoustique, psychophysiologie, etc.
Suivant les styles et les époques, le parler musical se modifie, ce qui donne lieu à une connaissance historique et technique. On est amené de ce fait à tenir la musique pour un langage, dont on fera l’histoire en suivant son évolution.
Les sons musicaux et leurs multiples arrangements possibles sont facilement classables et leurs enchaînements codifiables. On distingue ainsi de nombreuses combinaisons, analogues à celles le langage parlé, et dont on établit grammaire et la syntaxe. C’est dans une histoire de la musique qu’on peut trouver les descriptions les innombrables manières « d’écrire» et de « parler » la musique [choral, fugue, concerto, sonate, canon...)

Cependant peut-on appeler la musique un langage, au sens strict de ce terme? Si la musique est un langage, que dit- elle? II faut répondre rien! Elle est structurée comme un langage mais elle ne signifie rien, au sens précis du terme. Si le langage humain est à proprement parler le langage des idées, alors, la musique n’est pas un langage.
 Rien en elle ne peut ressembler aux mots signifiants d’une langue parlée; aucun dictionnaire ne peut assembler les sons ou les groupes de sons musicaux en un ordre logique qui soit porteur d’une signification univoque pour l’esprit.
 La musique ne dit rien, parce qu’elle ne peut rien dire. Elle ignore ce qu’est un sujet, un verbe ou ùn complément. Elle ne sait pas ce que sont le passif et l’actif, ni l’affirmation et la négation. Supprimez ou ajoutez une seule note à un sujet de fugue et vous n’avez plus du tout le même sujet; il est autre, purement et simplement.
Il convient donc de se méfier de l’analogie entre langage musical et langage des concepts ou des images verbalisées. La musique possède seulement une certaine structure langagière, par la présence des notes, des cellules rythmiques, des phrases musicales; tout cela semble fonctionner comme les mots et les propositions.

Mais ce que les linguistes appellent la double articulation dans le langage n’existe pas en musique.
La musique a le pouvoir immense de provoquer chez l’auditeur des sentiments, d’évoquer des images, cela par un mécanisme associatif inconscient propre à chacun et difficile à pénétrer; mais elle n’exprime ni ne dit ces sentiments ou ces images.
Par elle-même, la musique est indifférente aux idées et aux sentiments. Les exemples foisonnent de l’utilisation d’une même mélodie sur des paroles exprimant des points de vue contradictoires. Si Glûck a fait chanter à Orphée «J’ai perdu mon Eurydice, Rien n’égale mon malheur », on changerait, sans nul dommage pour la beauté musicale de cet air fameux, « perdu » par « trouvé » et « malheur» par «bonheur ».
Parler de la pluralité des langages musicaux renvoie à l’histoire des styles, des formes, et aux techniques d’écriture.
La musique est essentiellement faite pour être entendue et non d’abord pour être lue, écrite ou «comprise ». Le support graphique, d’ailleurs, n’apparaît que tardivement dans l’histoire musicale. L’ouïe, organe essentiel du musicien ou du mélomane, révèle que la musique est et vit d’autant plus près du corps qu’elle est plus éloignée de l’écrit où élle se fige. Toutefois, pour une certaine musique, à savoir la musique occidentale depuis la fin du Moyen Age, l’écrit s’avère indispensable.
L’art musical occidental, depuis le haut Moyen Age, se distingue par la polyphonie, l’harmonie, les grandes formes telles que la symphonie, et d’autres caractéristiques inconnues ailleurs.
L’âge de la technique et de l’industrie, embrasse tous les pays du monde, réunit les vestiges des civilisations précédentes en une sorte de musée universel, et projette selon une publicité mondiale les concerts internationaux, la recherche érudite et la composition musicale.
La véritable polyphonie, tant vocale qu’instrumentale, n’a pu apparaître qu’avec l’écriture, c’est-à-dire avec le perfectionnement et la systématisation de la notation musicale. Les anciens Egyptiens avaient certes mis au point une manière de « visualiser » la musique la chironomie (signes de la main- et du bras signifiant des degrés et des rythmes), qui était à la fois une technique de direction chorale et une notation gestuelle élémentaire.
Par Andréa - Publié dans : Musique par la définition
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 22:15
Besoin d'infos sur la musique, comment la définir ?

Le blog musique est là pour expliquer et vous donner quelques sources d'inspirations si vous avez, par exemple, à parler musique à un moment donné. Des amis m'ont mis sur la piste par la discussion sur les origines de la country music ! J'ai alors songé à me documenter sur la musique dans sa forme la plus basique, intéressant de constater que tout est magique en musique. Les styles s'inspirent les uns les autres, tout est toujours en constante évolution, les sons s'harmonisent differemment selon l'endroit où ils sont diffusés, c'est passionnant. Du jazz à toute autre forme de musique, j'ai voulu parler de généralité sur la consistance de la musique même. Peut-être un peu long à lire mais cela vaut la peine. Bonne lecture !
Par Andréa - Publié dans : Musique par la définition
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